Attention, ceci est l'archivage statique d'un ancien site qui a maintenant disparu. En savoir plus.

   
 
   
 

Réalisé en 1996, ce premier long métrage de Christophe Gans est adapté d'un manga homonyme très célèbre, créé par Kazuo Koike pour l'histoire et Ryôichi Ikegami pour le graphisme.

Christophe Gans a adapté lui-même le manga avec l'aide de Thierry Cazals.

Dès l'annonce de son projet d'adapter ce sujet, Christophe Gans a reçu le soutien passionné de ses producteurs Samuel Hadida, producteur notamment de True romance, et Killing Zoé et distributeur en France de Seven, et Brian Yuzna.

Très inspiré dans sa manière de filmer par les grands réalisateurs hong-kongais, dont Tsui Hark et John Woo, Christophe Gans s'est assuré la colaboration du monteur fétiche de ce dernier, David Wu. On retrouve ainsi des enchaînements typique des films de John Woo tout au long de Crying Freeman, dont les successions de plans au ralenti et un nombre impressionant de points de vue différents pour une même scène.

Ayant la volonté de rester très fidèle à son modèle, Christophe Gans a choisi Mark Dacascos pour incarner Yo Hinomura, c'est à dire le Freeman. Après avoir été champion d'Italie et d'Europe de Kung-fu de 1980 à 1982, puis héros de séries télévisées, Mark Dacascos débute au cinéma dans Dim Sum de Wayne Wang en 1985, puis devient acteur musclé dans American Samouraï de Sam Firstenberg en 1993, Double Dragon de James Yukich en 1994 et Only the strong de Sheldon Lettich en 1995.

Pour le personnage de Yo, Christophe Gans a en tête un mélange entre Bruce Lee et Alain Delon, la puissance féline du premier alliée à la beauté ténébreuse du second. Il pense aussi à Tyrone Power, inoubliable Zorro. Il demande donc à Mark Dacascos de perdre dix kilos, afin de gagner l'apparence fiévreuse et ascétique qui sied au personnage. L'autre défit relevé haut la main par Mark Dacascos est d'avoir réalisé lui même les nombreuses cascades, dont le fabuleux Butterfly kick du combat final au sabre.

Originaire du Texas, Julie Condra est mannequin et abonnée elle aussi aux séries télévisées. Elle est apparue dans un petit rôle dans Gas, food, lodging de Allison Anders en 1992, et interprète ici son premier grand rôle, celui de la belle et sensible Emu O'Hara, victime puis amante passionnée du Freeman. Christophe Gans a détecté en elle un sosie presque parfait du personnage de la bande dessinée, malgré ses cheveux courts et blonds !!!

De flic véreux dans le manga d'origine, Nitta devient Netah, un agent d'Interpol spécialisé dans les affaires asiatiques. Interprété par Tcheky Karyo, inoubliable oncle Bob dans Nikita, Netah est dandy et bourru, déchiré entre son devoir de policier et la corruption des yakuza, symbolisés d'un côté par sa coéquipière l'inspecteur Forge (personnage imaginé par Christophe Gans pour resoudre quelques invraisemblances du manga), et de l'autre par la fascinante Lady Hanada, dans les bras de laquelle il perdra définitivement son âme.

Cette Lady Hanada, interprétée par la belle Yoko Shimada, épouse du cruel Ryuji Hanada, est l'un des personnages les plus intéressants du manga. Encore plus avide de pouvoir que son époux, Kimie Hanada était vue par Christophe Gans comme une mante religieuse. Il explique : Je savais qu'une asiatique vivant aux Etats Unis ne saurait pas se mouvoir, parler, agir comme une vraie femme japonaise. La beauté et la grâce naturelle de Yoko Shimada ont apporté au personnage une authenticité que j'aurais moi-même été incapable de créer de toutes pièces.

Créé par la société française SPARX, le générique en images de synthèse à reçu le Prix Pixel-INA au Festival Imagina 1996.

Photo Thomas BURSTYN
Musique Patrick O'HEARN
Durée 100 minutes

Vous trouverez de plus amples renseignements sur le site officiel de Crying Freeman.